Quelle différence entre la sauvegarde cloud et la sauvegarde traditionnelle locale ?
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Comment choisir entre la sauvegarde cloud ou une sauvegarde locale pour assurer la protection de ses données en entreprise ?

Depuis maintenant plusieurs années, le marché de la sauvegarde cloud est en plein essor. La sauvegarde en ligne permet en effet aux entreprises de toutes tailles d’améliorer la protection et la sécurité de leurs données, grâce à une sauvegarde externalisée hors des locaux. Une stratégie de sauvegarde locale a-t-elle toujours sa place dans le monde du stockage de données ? Dans ce débat opposant le backup en ligne et la sauvegarde traditionnelle, les deux approches présentent chacune des avantages et des inconvénients. Il s’agira généralement d’analyser les besoins spécifiques de votre entreprise, afin d’opter pour la solution la plus adaptée. Découvrons ensemble les caractéristiques de ces deux types de sauvegardes.

Qu’est-ce que la sauvegarde cloud ?

Une sauvegarde cloud (« dans le nuage » en bon français), consiste à copier des données informatiques vers un serveur situé hors des locaux, hébergé habituellement par un prestataire de sauvegarde externalisée. Le fournisseur de services facture le client selon différents paramètres : volume de données à stocker, utilisation de la bande passante, nombre d’utilisateurs

Il existe plusieurs types de sauvegardes cloud : public, privé, cloud to cloud et hybride. Certains fournisseurs de cloud public proposent des ressources gratuites, tandis que d’autres fonctionnalités sont accessibles via un abonnement ou un paiement à l’utilisation. Les prix varient alors en fonction des besoins de l’utilisateur. Les principaux acteurs du marché sont AWS (Amazon Web Services), ainsi que Microsoft Azure.

Le cloud privé (également appelé cloud d’entreprise), peut être fourni par un prestataire externe ou configuré par l’entreprise au sein d’un datacenter. Il tend à offrir plus de sécurité en comparaison d’une solution publique, car les ressources sont réservées à des utilisateurs spécifiques. Dans le cas d’un service proposé par un fournisseur, la facturation dépendra là-aussi souvent du volume de données et de l’utilisation de bande passante.

La sauvegarde C2C ou « cloud to cloud » est la plus récente et consiste à garder une copie de données en provenance d’un cloud (ex : application telle qu’Office 365) sur un autre cloud. Cette utilisation de plusieurs cloud est une tendance ces dernières années en matière de cloud computing pour les entreprises. Elle devrait continuer à se poursuivre, du fait de l’utilisation de plus en plus répandue d’applications SaaS (Software as a Service).

Enfin, un environnement de type cloud hybride permet d’étendre les capacités d’un cloud privé sécurisé vers une solution de sauvegarde en ligne publique. Cette stratégie offre aux entreprises la possibilité de profiter de ressources supplémentaires lorsque les besoins en interne augmentent de manière inattendue. Sans pour autant risquer une surcharge de leur infrastructure.

Les experts en sécurité informatique conseillent en général aux sociétés de conserver trois copies de données (dont l’originale), sur deux supports différents, dont l’un stocké en dehors des locaux. Il s’agit de la règle de sauvegarde 3-2-1, considérée comme la plus fiable en prévision d’un éventuel sinistre, une panne matérielle ou encore une attaque informatique de type ransomware. La sauvegarde cloud permet de répondre à ces exigences.   

Qu’appelle-t-on sauvegarde locale ?

Également appelée sauvegarde traditionnelle, la sauvegarde locale est une forme de conservation des données sur le site principal d’une entreprise. Les backups sont fréquemment réalisés sur disques durs internes ou externes, voire sur clés USB. Ces dispositifs sont généralement plébiscités par les petites entreprises, car simples à utiliser et peu coûteux. Limiter sa sauvegarde à ces dispositifs est néanmoins déconseillé.

Un logiciel de sauvegarde gère habituellement la copie des données sur le matériel. Il peut être directement intégré à celui-ci ou fonctionner séparément. Les technologies ont beaucoup évolué ces dernières années et permettent une économie de volume de stockage, grâce à des fonctions de réduction et déduplication des données notamment.

Avant que le disque dur ne devienne le support de prédilection au début des années 2000, les entreprises faisaient appel aux bandes magnétiques. Le processus permettait aux organisations de conserver et déplacer leurs données vers une cartouche de bande, stockée ensuite dans une bibliothèque. Les bandes sont d’ailleurs toujours utilisées aujourd’hui, dans une optique de conservation sécurisée hors ligne et pour de l’archivage à long terme.

Le saviez-vous ?

Les dernières versions de bandes magnétiques offrent une capacité de compression de 30 To par cartouche. Tout comme la sauvegarde cloud, cette option de stockage